Le 3 avril se termine la consultation sur le contre-projet indirect à l’initiative “Stop au Blackout”. Plus de 10’000 personnes y ont participé dans le cadre d’une action de Greenpeace Suisse. Elles rappellent que la transition énergétique est la solution pour garantir la sécurité et l’indépendance de l’approvisionnement. Face à la crise climatique, la Suisse doit à tout prix éviter de perdre du temps et de l’argent avec une éventuelle relance du nucléaire.
Dans le cadre de la consultation, 10’654 personnes ont fait parvenir un courrier électronique au conseiller fédéral Albert Rösti afin de s’opposer au contre-projet indirect à l’initiative “Stop au Blackout”. Elles expliquent qu’un retour en arrière sur l’interdiction de construire de nouveaux réacteurs nucléaires, largement approuvée en votation en 2017, est loin d’apporter les solutions nécessaires aux défis énergétiques actuels.
Dans sa réponse au processus de consultation, Greenpeace Suisse rappelle que la combinaison de l’essor des énergies renouvelables, en tout premier lieu du solaire, et la réalisation de mesures d’efficacité énergétique permet d’arriver à un approvisionnement énergétique décarboné et indépendant, tout en respectant les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. L’essor actuel du photovoltaïque en Suisse illustre l’attractivité économique des énergies renouvelables. Mieux, le plébiscite de la loi sur l’électricité en juin 2024 montre l’attachement de la population à la transition énergétique.
Coûteux et d’aucune utilité pour climat
La construction de nouveaux réacteurs nucléaires risque d’engloutir d’énormes sommes d’argent public pour aboutir à une activité qui a peu de chance d’être rentable. Le processus est aussi trop lent pour décarboner le système énergétique suisse à temps afin d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris sur le climat et protéger les bases naturelles de la vie. Pire, si une éventuelle relance du nucléaire se fait au détriment du développement des énergies renouvelables, la Suisse pourrait devenir dépendante des importations de gaz pour sa production d’électricité.
“En juin dernier, plus des deux tiers des votants ont accepté la loi sur l’électricité”, explique Nathan Solothurnmann, expert des questions énergétiques pour Greenpeace Suisse. “Alors que les premières ordonnances entrent tout juste en vigueur, le Conseil fédéral cherche déjà à relancer le nucléaire en s’appuyant sur des arguments fallacieux. Aujourd’hui, ce qui compte c’est de s’assurer que les mesures prévues par la loi sur l’électricité soient suivies d’effet et accélèrent bel et bien l’essor des énergies renouvelables dans notre pays. Les gesticulations d’Albert Rösti pour faire revenir le nucléaire par la porte de derrière sont contre-productives et font perdre un temps précieux à la Suisse.”
Photos et vidéos:
Une action de bénévoles Greenpeace sur le sujet du nucléaire s’est déroulée hier à Zürich. Dans l’esprit d’un poisson d’avril, les bénévoles ont fait croire à des passant·es que le chantier d’une nouvelle centrale nucléaire allait s’ouvrir à Zürich et ont recueilli leurs réactions.
Retrouvez les images de cette action ici.
Plus d’informations:
Le texte complet de la prise de position de Greenpeace Suisse dans le cadre du processus de consultation.
Contact:
Nathan Solothurnmann, expert des questions énergétiques, Greenpeace Suisse, +41 76 514 90 48, nathan.solothurnmann@greenpeace.org
Mathias Schlegel, porte-parole, Greenpeace Suisse, +41 79 794 61 23, mathias.schlegel@greenpeace.org